Les Creepypastas

Ou « Comment ne plus dormir »

Chers amis amateurs d’horreur, vous allez être servis ! Voici enfin venu le moment d’aborder ce phénomène qui se popularise de plus en plus : les creepypastas. Mais vous le saviez déjà si vous aimez traîner un minimum sur internet à la recherche de nouveautés sordides et perturbantes (La chaîne d’EnjoyPhoenix non incluse, je précise).

Tout d’abord, expliquons donc qu’est ce qu’est une creepypasta pour les petits nouveaux à la ramasse non-initiés. Cette expression vient de la

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fusion des deux expressions anglophones « Creepy » (terrifiant) et « Copy-paste » (Autrement dit « copié-collé »). Le tout symbolisant la diffusion à profusion sur internet d’histoires glauques, à la sauce des légendes urbaines ayant pour but de vous terroriser, divertir, ou amuser pour les plus psychopathes d’entre nous (Arrêtez de me montrer du doigt, je sens vos regards accusateurs dans mon dos).

Les creepypastas peuvent exister sous forme de photos, de vidéos, d’histoires écrites ou lues. De ce fait, il existe énormément de catégories et de thèmes différents. Les plus récurrents étant les cartouches de jeux-vidéos hantés, les dessins animés, toutes sortes de démons, de fantômes, et j’en passe… De plus, elles sont pour la plupart rédigées de façon à être le plus réaliste possible afin de vous entraîner profondément dans l’histoire si bien que vous pourriez douter (ou ouvrir les yeux) à propos de la réalité.

Et comme mille mots valent plus qu’une description morose, voici quelques creepypastas que je qualifierais d’assez soft pour commencer, mais qui vous mettrons dans le bain.

Mais avant tout, et parce que j’ai un grand cœur, j’avertis les plus sensibles que vous feriez mieux de passer votre chemin. Car même si frissonner est peut-être une source bienvenue de distraction pour certains, elle n’est pas forcément appréciée de tous.

Piles non fournies

Il y a un incident qui me préoccupe encore après toutes ces années.


J’étais assez jeune quand ça s’est produit. Tout a commencé quand j’ai reçu le jeu de société Docteur Maboul pour mon anniversaire. Si vous ne connaissez pas ce jeu, le but est d’essayer de guérir soigneusement un faux patient. Si vous ne faites pas attention et que les pinces touchent les bords en métal des plaies, ça déclenche un buzzer qui indique que vous avez perdu ce tour.
J’adorais tellement ce jeu que parfois, je faisais semblant d’opérer mes peluches, ce qui m’a valu des ennuis à plusieurs reprises pour avoir utilisé un vrai couteau de cuisine. Cependant, mes parents se sont vraiment inquiétés quand je leur ai dit que je pensais que mon clown avait besoin d’une opération. Je me souviens encore de leur regard confus avant qu’ils ne me disent : « Mais tu n’as pas de clown, fiston. »
« Bien sûr que si. Il est dans mon placard et il me regarde la nuit. »
Mes parents sont directement allés vérifier dans mon placard. Après avoir fouillé chaque centimètre du placard et du reste de ma chambre, ils ont poussé un soupir de soulagement et m’ont dit que mon imagination était si grande qu’ils m’avaient cru. J’ai insisté sur le fait que je disais la vérité, et ils ont répondu d’une façon indifférente : « Bien sûr fiston. Bien sûr. »
Cette nuit-là, le clown est venu me voir, comme toujours. Il m’a dit que c’était une bonne chose que je garde ma fenêtre ouverte pour qu’il puisse rentrer. Habituellement, il me tenait compagnie pendant la nuit, me regardant de mon placard en buvant quelque chose qui se trouvait dans un sac en papier, jusqu’à ce qu’il s’évanouisse. Il était toujours parti quand je me réveillais le lendemain matin. Je parlais rarement avec lui, parce qu’il m’avait dit qu’il y aurait des conséquences si je ne restais pas silencieux.
Je me sentais un peu triste pour le clown, parce que je savais qu’il n’allait pas bien depuis la première fois qu’il était venu me voir, et c’était clair que son état ne s’améliorait pas. Une nuit, après que je l’ai entendu suffoquer à plusieurs reprises, je lui ai demandé s’il avait besoin de nouvelles piles. « Quelque chose comme ça, petit » a-t-il murmuré. « Où vont tes piles, Monsieur Clown ? » ai-je demandé. Il a rit et a tapé sur son cœur avec son index.
Le lendemain matin, j’ai dit à mes parents que j’avais besoin de piles pour mon clown. Ils se sont regardés et ont ricané. Ils m’ont dit qu’aucune de mes poupées n’avait besoin de piles. « Monsieur Clown a besoin de nouvelles piles. Il l’a dit lui-même » ai-je insisté. Ils se sont regardés, ne sachant pas comment réagir. Finalement, ma mère a été d’accord pour me donner des piles et les a placées sur ma table de nuit, m’assurant que je pourrais les donner à mon clown cette nuit.
Le lendemain, ma mère est entrée dans ma chambre pour me réveiller pour le petit-déjeuner. À la place, elle a crié. Mon père est entré à toute allure et a appelé la police, leur disant qu’il y avait un cadavre, habillé en clown, dans mon placard. Ma mère a eu le souffle coupé quand elle a quitté mon placard du regard pour finalement voir ma table de nuit. Les piles n’étaient plus là. À la place, il y avait un couteau ensanglanté et un pacemaker.

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Votre faiblesse

« Je crois que tout a commencé le 21 octobre 1998. Cette année où j’ai eu mon diplôme de sciences. Ce mercredi où mon frère aîné et moi nous promenions dans cette rue. Cette sombre période où nous étions incroyablement, dangereusement, insouciants. Ce jour où le voleur l’a poignardé.
Le regard de ma mère.
La folie de mon père.
Plus rien ne se devait d’être comme avant.
Comprends-moi. La peau humaine n’est pas protectrice. Quel matériau pathétique ! Elle se déchire pour un rien. Je le dis : pathétique ! De l’eau et des protides, voilà tout !
Je ne cherchais qu’à éviter le sort de mon frère à des milliers d’autres ! Le plus dur a été de trouver la nouvelle combinaison. J’ai d’abord opté pour des produits chimiques implantés dans le corps, mais la peau se désagrégeait d’elle-même. J’ai ensuite réfléchi à une nouvelle couche, mais pour que ce soit bien solide il fallait la serrer à même le corps, et le sang ne circulait plus. Seuls les pieds, épargnés de la combinaison, pouvaient bouger ensuite.
La nouvelle peau devait remplacer cette matière indigne de l’humain, créée par le seigneur. J’ai aussi pensé à la tanner. J’ai réussi, mais ce n’était vraiment pas solide, surtout pour le visage. J’ai donc évidemment pensé à la remplacer, purement et simplement. Mais ils m’ont arrêté à la moitié du travail. Ça aurait pu être la solution ! Leur solution !
Ça aurait dû être la solution.
Pitié. »

Je rappelle que le docteur Taras Viachaslau a été condamné à mort deux jours après avoir écrit cette lettre à son cousin, dans sa cellule, le 22 Mars 2002.
La police avait trouvé chez lui 17 cadavres, torturés de leur vivant par l’esprit maladif du docteur. Seulement six ont été identifiés.

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Le refus

J’ai fait un signe d’au revoir à mes amis pendant que je descendais du bus, et je me suis dirigé vers ma maison. J’étais super excité de rentrer chez moi et de voir mes parents. Hier, ils étaient plutôt silencieux. En fait, ils étaient juste restés dans leur chambre toute la journée. Ils ne se sentaient pas bien. J’ai monté les escaliers du porche quatre à quatre, et j’ai ouvert la porte d’entrée avec un large sourire sur mon visage ; cependant, quand j’ai ouvert la porte, il n’y avait personne dans le salon. La télévision était éteinte, et la maison semblait être anormalement silencieuse. J’ai fait un pas à l’intérieur, et j’ai commencé à appeler.
« Maman ? Papa ? », ai-je appelé. Je savais qu’ils étaient censés être là. Mon père avait son jour de congé, et ma mère n’avait rien de prévu avec sa copine avant la semaine prochaine, pas vrai ? J’ai mis mon sac à dos par terre, près du canapé, et je suis allé dans la cuisine pour vérifier le calendrier. Le 5 Octobre. J’avais raison. Mon père avait pris son jour de congé pour que lui, ma mère, et moi puissions aller voir un film ensemble. « Ils doivent bien être quelque part », ai-je pensé. Et alors, ça m’a fait tiquer. Les cours avaient fini plus tôt aujourd’hui, à cause d’une conduite d’eau cassée. J’ai regardé la montre à mon poignet. « Il est seulement midi. Ils doivent encore dormir. » J’ai de nouveau traversé le salon, et j’ai lentement ouvert la porte de leur chambre. Effectivement, ils étaient couchés. Un soupir de soulagement s’est échappé de ma bouche, et mon sourire est revenu. J’ai rejoint le côté de ma mère sur la pointe des pieds, et j’ai retiré la couverture.
J’ai été accueilli par le même spectacle que le jour d’avant. Elle était couchée là, immobile, les yeux vitreux, la bouche entre-ouverte. Sa peau était blanc pâle et ses cheveux commençaient à se faire rares. La soupe que je lui avais donnée hier était posée sur la table de nuit. Elle était froide  maintenant, et elle ne l’avait même pas touchée. Je commençais à penser qu’ils ne voulaient pas aller mieux. J’ai remis la couverture sur sa tête, je me suis emparé de la vieille soupe, et j’ai quitté la chambre en refermant doucement la porte derrière moi. J’ai décidé de ne pas les réveiller, considérant qu’ils avaient besoin de sommeil.
Je suis sûr qu’ils prendront de la soupe demain. En attendant, j’ai une tonne de devoirs de psychologie à faire. Nous écrivons un article sur ces personnes qui souffrent de ce trouble les faisant vivre dans le déni, même pour certaines choses évidentes. Je ne pourrais pas vivre comme ça.

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Mauvaise pièce

Vous rentrez chez vous après une longue journée de boulot, vous voulez juste être à l’intérieur, et vous reposer. Vous alliez insérer vos clés dans la serrure de la porte pour la déverrouiller, mais vous remarquez qu’elle est déjà ouverte. Après avoir tourné la poignée et être entré, vous remarquez quelque chose de différent.
Vous restez sur le pas de la porte, essayant de trouver ce qui ne va pas. Ce n’est pas votre appartement. Au moment où vous vous préparez à partir, quelque chose attire votre attention. Il y a un homme, penché sur une assiette de chair, la mangeant avec ses mains, la déchirant tel un animal sauvage avec sa proie. Du rouge coule le long de sa bouche, et l’odeur qui en émane est écœurante.
Vous êtes paralysé par ce spectacle. Inconsciemment, vous tentez de couvrir votre nez et votre bouche, et en faisant cela, vous frappez accidentellement la porte d’entrée avec votre coude. Vous ne bougez plus. L’homme s’arrête de manger, quelque chose n’allant pas. Puis il regarde dans tous les recoins de la pièce, cherchant l’origine de ce bruit. Ses yeux scannent toute la pièce, jusqu’à tomber sur vous. Vos pieds se mettent à bouger tous seuls, et vous vous voyez fuir à toute vitesse, laissant cette pièce et ses horreurs derrière vous.

L’homme se lève silencieusement, ferme la porte, attrape un autre morceau de pizza, et murmure :
« Foutus végétariens. »

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My Sleeping Wife

Je me gare encore une fois dans l’allée en fin de soirée. Je rentre à la maison pour trouver que toutes les lumières sont éteintes, comme toujours. Ma femme doit déjà être couchée et endormie. Et comme il est tard et que je suis fatigué je décide d’aller au lit aussi. A force, je ne m’embête même plus à allumer la lumière : je peux aisément trouver mon chemin à travers la maison, même aveugle. Et surtout, je ne veux pas réveiller ma femme. La porte de la chambre grince, je trace mon chemin en direction du lit et je rampe à ses côtés. Je passe mes bras autour d’elle. Je sais qu’elle dort, mais je sens qu’elle m’embrasse alors que je l’enlace. Je m’endors lentement avec l’amour de ma vie dans les bras. Je sors peu à peu de ma torpeur pour découvrir qu’elle n’est plus à côté de moi et découvre avec terreur que son côté est recouvert de sang séché. Je panique et vois des empreintes ensanglantées menant à la porte. Je me lève et m’empresse de les suivre. J’approche de la sortie mais lance hasardeusement un dernier regard à la pièce derrière moi. Je me retourne et vois ma femme, ma si belle femme, coupée en deux, mutilée et clouée au mur derrière notre lit. A côté d’elle, écrit avec son sang sur le mur étaient écrits les mots « Merci de m’avoir câliné, mais la prochaine fois tu devrais allumer la lumière en rentrant. »Traduit par la rédaction, tous droits réservés à http://www.funnyjunk.com/

Voici donc venu le temps de conclure cette compilation (Je sais vous en vouliez plus, sinon c’est que vous n’avez tout bonnement pas de goût on en veut tous toujours plus). Et il est d’ailleurs aussi venu le temps pour moi de vous border mes chers petits… Quoi ?

« Une histoire Maître Raclette ! » que me souffle le petit José tout timide à droite, frétillant d’impatience dans son pyjama Winnie l’Ourson en mordillant un kinder bueno. Hum. Soit. C’est seulement parce que vous insistez et que c’est dans le thème : Alors c‘est l’histoire d’un eunuque décapité et en fait…Attendez.

BON SANG LA POLICE !

Je suis encore allée beaucoup trop loin. Je m’apprête donc à passer par dessus mes épaules Josette et Malik et à fuir en sautant par la fenêtre de façon magistrale, les cheveux au vents en vous souhaitant un bon… NON JOSÉ TU LÂCHES MA JAMBE, FAIS TOI UNE RAISON, C’EST FINI ENTRE NOUS !

Comment finit l’histoire de l’eunuque ? Maître Raclette a t-elle amortie la chute en utilisant les mômes en guise de matelas ? Les policiers ont-ils des bagels , des donuts et de belles moustaches comme dans les films ? Et/Ou un accent marseillais ? José trouvera t-il enfin sa place et peut être même l’amour ? Et surtout, surtout, qu’est ce qu’est devenu le kinder bueno ?

A ne pas suivre…

-Madadne
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