« DiedInHouse.com » Le site qui débusque pour vous les cadavres cachés sous le parquet

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  Si je vous dis : « Site pouvant être qualifié d’insolite au vu du thème glauque qui y est abordé », vous me dites? « Le site de la communauté des fans francophones de Justin Bieber! », que l’on me souffle à droite. Raté, j’approuve la torture visuelle, auditive et psychologique intensive, mais jusqu’à un point seulement. Reprenons, (vous ferez mieux la prochaine fois) je faisais donc allusion à l’étonnant site qu’est « DiedInHouse.com ».

Grâce à http://www.diedinhouse.com, pour la modique somme de 11.99$ (soit une dizaine d’euros) vous pouvez savoir si quelqu’un est déjà mort chez vous. Mais pas seulement ! Le site va encore et toujours plus loin en vous informant de l’identité du défunt, la cause et la date de sa mort, en précisant s’il s’agit d’un suicide, d’une mort naturelle ou d’un meurtre ; les incendies criminels et les laboratoires de méthamphétamines sont aussi répertoriés.

On doit ce concept à Ron Condrey, un entrepreneur de Caroline du Sud qui déclare dans un mail aux journalistes de Mashable avoir eu cette idée lorsque l’un de ses locataires lui envoya un message au beau milieu de la nuit pour lui demander si il savait que sa maison était hantée (il a sûrement entendu l’écho de soupirs des fans passionnés cités précédemment, ayant réussi à toucher du bout des orteils le téton droit de leur idole). Entre deux recherches internet sur les bronies (Vous ne voulez pas savoir ce que ça veut dire) il découvrit que bien d’autres personnes se sont déjà posées les mêmes questions, même si il n’y avait aucune façon particulière d’obtenir des réponses et que mener l’enquête prend énormément de temps. Il ne lui en a pas fallu plus pour que l’idée germe dans son esprit : en juin 2013 il lance DiedInHouse.com. Et Ron semble avoir le nez pour les affaires étant donné que son site reçut dès la semaine de sa création plus de 600 000 visites !

Le fonctionnement du site est basé sur un algorithme qui répertorie les certificats de décès, les rapports de polices, les articles de presse et les données d’agences immobilières. Malgré tout, le site n’a dans certains cas aucun moyen de vérifier si la personne est vraiment morte à l’adresse précise qui lui est associée et il est d’ailleurs précisé sur le site qu’il « ne garantit pas la précision des données utilisées dans le processus de recherches ». En effet, le gouvernement américain n’a commencé à numériser les dossiers de décès qu’à partir des années 1960. Et même avant les années 90 en général, nombreux sont les documents qui n’ont malheureusement pas été numérisés. Mais le site indique que même s’il y a des incertitudes, il dévoile tous les noms associés à la propriété et leur état de vitalité et à ce moment là si la personne veut vraiment avoir des détails il lui suffit de consulter des données manuelles dans les archives de la ville qui peuvent remonter jusqu’aux années 40.

Le site peut s’avérer très utile car « la présence d’une mort tragique et violente à l’historique de la demeure ampute possiblement sa valeur initiale de 25 % et augmentera son temps de vente de 50 % » ajoute Ron Condrey. Ce qui est explicable avec un sondage de l’Huffington Post qui déclare que 45 % des américains croient aux fantômes et à la présence d’esprits. Il continue en disant que même si ce détail est important du point de vue du budget à accorder à la vente ou à la location, l’agence n’est pas obligée d’en informer l’acheteur ou même punissable si celui-ci l’apprend et porte plainte. En gros, vous pouvez vous faire arnaquer et payer une maison beaucoup plus cher que sa valeur réelle, mais bon hein, c’est votre faute, quand même ! Vous n’aviez qu’à poser la question à l’agence et mener l’enquête tel un Sherlock’ de l’immobilier, vous aussi ! Et après, ça se plaint de s’être fait remettre en place par la Justice !

Parmi les exemples de marauds sans principes de ce genre, nous pouvons parler du cas de Janet Milliken. Elle acheta un bien pour déménager en Pennsylvanie avec ses enfants après la mort de son mari en 2007. Et comme un malheur n’arrive jamais seul sa nouvelle acquisition se trouva être le théâtre d’une scène de meurtre suivi d’un suicide quelques années auparavant, nous apprend un article relatant de l’affaire signé ABCNews. Elle tenta de poursuivre le vendeur pour fraude et fausse déclaration, mais le jugement final fut en faveur de l’accusé. Elle a donc acheté une maison plus de 610.000$ qu’elle ne pourra jamais revendre à un prix similaire en étant honnête.

Dans l’enceinte du site, une rubrique relate des affaires traitées par le passé que vous pouvez découvrir dans la rubrique « Stories », (à condition d’être un minimum bilingue ou de se reposer sur le bon vieux traducteur automatique)

Malencontreusement, le site n’effectue de recherches et n’a des données que pour le territoire américain. Il est donc impossible d’avoir le même service en France pour l’instant (Dommage, moi qui avait déjà lustré ma pelle toute neuve en espérant partir à la chasse au cadavre…). Et comme il n’y a rien de mieux que d’imaginer les contours d’un corps pourrissant sur le sol tel un tapis sophistiqué, je parie que si ce service était disponible en France plus d’un serait tenté d’essayer.

Et vous, aimeriez-vous savoir si l’un des murs en face de vous a déjà été la toile d’une scène de crime ?

-Madadne

Source: Mashable ; http://www.diedinhouse.com/ ; ABCNews ; HuffingtonPost

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